Review: L’Oracle des Haikus (Celia Melesville et Sylvie Lavoie)

La boite du jeu Oracle des Haïkus, joliment colorée.

La boite du jeu Oracle des Haïkus, joliment colorée.

Depuis quelques temps, un nouveau jeu a rejoint ma collection, tranchant pas mal avec le reste de celle-ci : L’Oracle des Haïkus. En effet, à part de rares cas, je suis généralement attirée soit par des jeux très sombres (comme par exemple le Deviant Moon) ,ou au contraire très colorés et digitaux (comme ceux réalisés par Ciro Marchetti), voire même par une certaine touche de kitsch (The Dog Tarot, un tarot à utiliser pour votre chien, oui oui). C’est donc avec curiosité que je me suis plongée dans ce jeu, qui m’a gracieusement été offert par le label Arcana Sacra (Éditions Alliance Magique), surtout que je suivais le travail de Célia Mélesville depuis un moment, cet oracle étant une co-création entre cette illustratrice, et Sylvie Lavoie.

Certaines cartes ont un joli jeu de tons sur ton, ici la générosité et la douceur.

Certaines cartes ont un joli jeu de ton sur ton, ici la Générosité et la Douceur.

Lorsque j’ai regardé les cartes, j’ai tout d’abord trouvé le jeu très doux. Il y a de la couleur, certes, mais en aucun cas celle-ci n’est agressive. La douceur est donc le premier mot qui me vient à l’esprit. Cependant, et c’est un des points qui m’a, à titre personnel, vraiment rassurée, on ne bascule pas pour autant dans la mièvrerie ou le fleur-licorne-paillette avec lequel j’ai beaucoup de mal. Au contraire, certaines cartes ont aussi une signification liées aux épreuves de la vie, et aux sentiments. D’ailleurs, c’est vraiment comme cela que j’ai ressenti ce jeu, comme une palette des émotions et des sentiments humains, en allant de la tristesse à la joie, en passant par la nostalgie, le regret… Une approche donc différente mais qui m’a séduite.
Je dois avouer que les cartes sont magnifiques et qu’on sent bien la patte de Celia, l’illustratrice: jouant soit sur des mélanges de couleurs bien dosés, soit sur des similitudes de tons, le tout est vraiment harmonieux. On trouve en haut le nom de la carte, et en bas l’haiku correspondant. En fait, tout est poétique dans ce jeu, autant l’illustration que l’haiku proprement dit.

Regrets puis Renaissance. J’adore ces deux cartes, et la symbolique des éléments.

Au niveau de l’interprétation, j’ai trouvé celle-ci vraiment aisée. Même sans le livret, tout est instinctif : le titre, l’illustration avec le haïku… voilà un langage qui me parle. Cependant, une petite particularité propre au livret me plaît beaucoup, celle liée à des propositions de métiers. Je trouve cela très original et très utile pour parfois envisager les choses sous un autre angle (ou pour mon propre cas, confirmer encore plus mes idées et projets). En fait, je vois vraiment cet oracle comme un outil de développement personnel, et c’est dans ce sens que je l’utiliserais. Avec sa douceur et sa poésie, il nous donne des pistes de vie, des conseils, et peut nous permettre d’y voir plus clair et d’aborder certains changements de manière sereine. C’est donc une très belle découverte que je vous recommande, surtout si vous avez une âme de poète. On pourrait même écrire une histoire juste avec les cartes, comme un vieux livre d’enfance que l’on retrouverait avec plaisir chez sa grand mère, en sentant l’odeur du gâteau tout juste sorti du four… pour un petit moment hors du temps.

Le dos des cartes, doux et fleuri.


Je vous retrouve bientôt pour vous parler de l’Oracle d’Algariel.
À très vite, Asha Isae.

 

21Août
  1. Thomas dit :

    J’aime beaucoup ta review de ce jeu qui, de part ce que j’en ai vue m’a l’air superbe!
    Très belle review, je pense qu’elle permettra a bon nombre de personnes a se lancer sur la découverte de ce jeu 🙂

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