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Oser vivre du tarot

Il y a quelques mois, j’ai fais un pari risqué et audacieux, ce genre de pari qui déroute souvent la plupart des gens: j’ai décidé de vivre de la taromancie et de la divination.

Costumière de mon premier métier (visible sur le site Madjeester ou sur Facebook), j’aime l’art sous toutes ses formes, et adore expérimenter des techniques, des moyens d’expression aussi variés que différents. J’aime ce travail plus que tout, mais au fil du temps, je sentais qu’il me manquait quelque chose, ce petit quelque chose qui paraît n’être rien au début, puis qui se fait de plus en plus lancinant: ma spiritualité. Ceux qui me connaissent bien le savent, je ne saurais désormais plus vivre sans cet état d’esprit, cette façon de penser, ce fil ténu qui relie les humains aussi bien à la nature qu’au divin.
Cette spiritualité s’accompagne de pratiques diverses et variées, dont une qui me passionne: la divination; en fait, je tire les tarots, cartes, oracles, runes… depuis de nombreuses années, et il est très régulièrement arrivé qu’on me demande des tirages, de façon timide au début, quasiment tous les jours maintenant. Avec le temps est donc née cette idée folle: pourquoi ne pas faire d’une pierre deux coups, et de faire de cette autre passion mon deuxième métier? Après tout, cela demande du temps, de l’investissement, de l’énergie… de la recherche, de la documentation afin d’apprendre encore et toujours… alors, pourquoi ne pas en vivre, tout simplement? Pourquoi ne pas donner un élan supplémentaire à toutes ces choses qui me tiennent à cœur, qui sont devenues une façon de vivre pour moi?

Après une longue réflexion, j’ai donc décidé de sauter le pas; c’était décidé, je pratiquerai la divination de façon officielle, entre autres activités. Evidemment, je n’abandonne pas mon métier de créatrice; simplement, je prendrai moins de commandes, et réaliserai ces tenues qui grouillent dans mon imaginaire et ne demandent qu’à voir le jour, et qui pourront être vendues ou louées. D’ailleurs, ces passions se rejoignent de plus en plus, de nombreux costumes sommeillant dans mes pensées ayant des mythes, légendes et autres chimères pour sources d’inspiration. pendant plusieurs années, ne pas pouvoir réaliser de projet personnel issu de mon imagination a été une réelle souffrance pour moi.

C’est ainsi que petit à petit, Entre Chien et Loup est né: le crépuscule a toujours été mon moment préféré de la journée, mais aussi… croyant aux animaux totems, le mien oscille souvent entre le chien et le loup, deux canidés qui m’accompagnent de manière fidèle. Pour la bannière, j’ai eu la chance de pouvoir travailler avec la talentueuse Zed Oras, qui a tout de suite compris ce que je désirais et qui j’étais réellement au niveau spirituel, tout en saisissant l’essence de ce que je voulais proposer à ma future clientèle.

Peut-être que ce pari est risqué, peut-être que cela paraîtra complètement « fou » aux personnes pour qui seuls certaines professions sont de « vrais métiers »; peu importe, je pense que lorsqu’on se sent poussé dans une voie, il ne faut pas la fuir mais au contraire y foncer. Après tout, tout ceux qui réussissent ont un jour essayé, non?

La vie est trop courte pour ne pas essayer de réaliser nos rêves.

En attendant Yule: petit encens doucement épicé

Si il y a bien une chose que j’adore, c’est parfumer ma maison avec toutes sortes d’encens et d’herbes, selon mon humeur, ce que j’ai envie de faire ou encore… la saison. Je prends donc un grand plaisir à élaborer des petites recettes à base de plantes, de résines ou tout simplement d’épices de votre cuisine! Un mortier, un pilon, un petit tour dans votre réserve et hop, c’est parti!

Je vous propose aujourd’hui un petit encens délicieusement épicé qui nous prépare à l’arrivée de Yule. Pour préparer celui-ci, il vous faudra:

  • 1/2 part de clou de girofle
  • 1 part de cannelle
  • 2 parts d’oliban en résine
  • 1 part de myrrhe en résine

En ce qui concerne le clou de girofle, vous pouvez en mettre moins car l’odeur est vraiment forte (tout comme son goût dans un plat). Pilez les ingrédients assez finement dans un mortier avec votre pilon, et mettez cette petite préparation de coté pour la brûler sur un charbon ardent ou un brûle-parfum à grille dès que l’envie vous prend.

En espérant que cette petite recette a la fois hivernale et solaire (Yule n’est-il pas le nouvel an solaire?) vous plaira!

Chocolat chaud, plaid, câlins canins et vive l’automne

 

Petit à petit, le soleil se cache, les jours diminuent et la brume revient, enchanteresse et mystérieuse… Mabon passé, l’automne prend peu à peu ses marques et nous impose son rythme, son allure et ses couleurs, pour nous permettre de prendre une pause nécessaire et se ressourcer.

Chaque année, afin de mieux franchir cette période qui n’est pas toujours facile, je fais un petit rituel pour accueillir l’automne. Je ne parle pas ici du sabbat de Mabon, que je fête plutôt avec mes amis de l’Union d’Algiz, mais d’un petit rituel personnel, invitant l’automne dans ma maison et m’accordant sur les rythmes des saisons. En effet, en automne, une envie de repli sur soi se fait fortement sentir; le moment de prendre des forces pour l’hiver est arrivé, et la nouvelle année approchant avec Samhain demande une grande introspection afin d’accueillir au mieux ce renouveau.
Pour ce petit rituel, j’ai re-décoré mon autel aux couleurs d’automne, et allumé des bougies orangées tout en brulant un encens fait maison -comprenant de la cannelle, du clou de girofle et un petit morceau d’esperanto, le tout broyé au mortier- en souhaitant la bienvenue à cette nouvelle saison, et en pensant fortement à ces petits moments de calme que l’automne va nous apporter.

Si je trouve cette saison parfois difficile à vivre, c’est peut-être parce qu’on est dans une vie qui ne s’accorde plus profondément à la nature; tout va vite, toujours plus vite, et on ne prend plus le temps de se respecter, encore moins de s’écouter… de plus avec le manque de lumière, certaines personnes dépriment plus facilement par exemple.
Cependant, elle est aussi synonyme de bien des petits plaisirs: boire un chocolat chaud sous un plaid pendant que le vent souffle ; faire des câlins avec ma petite princesse (mon petit chien) en regardant la pluie tomber par la fenêtre en pensant qu’on est bien au chaud… regarder les arbres se parer de 1001 couleurs et le paysage changer… et commencer à se préparer des bonnes soupes de potimarron!!!

Alors accueillons l’automne avec joie, car il va nous permettre de nous poser un peu et de réfléchir sur nous-même et à nos futurs projets en attendant la rigueur de l’hiver!

S’endormir avec la douceur de l’automne… (Robe Madjeester, Photo Art by Caro, Modèle Elodie).

Les cercles de femmes, ou le retour de la sororité

Hier soir, je suis allée à un cercle de femmes. A vrai dire, cela fait quelques mois qu’à ma grande surprise, moi qui avais parfois tendance à me méfier des autres femmes ( ce qui montre à quel point la société peut influer juste sur nos pensées…), je participe et prends un très grand plaisir à ce type d’évènements, notamment ceux d’Aïda dans le Pas-de-Calais.

Dans ces cercles, je retrouve le plaisir de parler et d’échanger entre femmes, sans tabou, sans jugement. On parle, on rit (beaucoup), on pleure (souvent); parfois même on chante, danse ou encore on fait jouer nos instruments; nous célébrons le féminin sacré.

Il y a peu, je suis tombée sur un article parlant de ce type de cercle (je ne me souviens plus du lien par contre), disant que ce type de rassemblement servait à rabaisser les hommes et à se sentir « supérieures » aux autres; cet article m’a énormément surpris, car en ce qui me concerne je n’ai jamais eu ce ressenti ni entendu ce type de propos. Bien au contraire. Si ce type de cercle doit peut-être sa renaissance à l’emprise du patriarcat et des pressions que subissent quotidiennement les femmes (je précise que cet avis n’engage que moi), et qu’avoir un moment ou parler entre nous sans peur des jugements est une vraie délivrance, je n’ai jamais, je dis bien jamais, entendu de paroles négatives à l’égard des hommes. On se conseille parfois, on parle, on se confie au détour d’un petit mot ou d’une conversation, mais toujours dans le respect et l’écoute. De même, aucun jugement les unes sur les autres, peu importe la profession, l’apparence physique ou tous ces autres critères discriminatoires que l’on subit à longueur de temps. Ici, on est avant tout une personne, qui apportera sa petite pierre à l’édifice.

Personnellement, j’éprouve un grand plaisir à me rendre dans ces cercles; généralement, ils se déroulent à la pleine lune, ou encore à la nouvelle lune selon l’intention de celle étant la « gardienne » du cercle. Chacun de ces cercles donne lieu à des énergies différentes, mais c’est toujours très fort; le dernier auquel j’ai assisté, notamment, m’a totalement chamboulée pour des tas de raisons, aussi bien au niveau de l’écoute d’autres personnes, qu’au niveau de ce que certaines choses peuvent nous renvoyer.

Généralement, on effectue aussi un rituel lors de ces rassemblements, adapté à la date et à la saison: bénédiction mondiale de l’utérus, création de bâton de lune… ces moments sont toujours riches d’enseignements. Sans compter la magie et le bien-être que l’on peut ressentir: je repense souvent à ce grand cercle, regroupant différentes gardiennes avec leur propre cercle, réalisé au mois d’août en extérieur à la pleine lune. Quoi de plus beau que cette procession de flambeaux, ces sons de tambours, ces voix de femmes chantant en pleine nature? Ce moment précieux résonne encore en moi.

De tout cœur, j’espère que cet essor va continuer, et qui sait, entraîner avec lui la renaissance des cercles masculins également, afin que ces messieurs aient aussi leur moment pour eux?

PS: Je remercie profondément Aida, Ambre et Ingwi, qui m’ont permis de partager ces merveilleux moments.

PS2: Et non, nous ne dansons pas nues à la pleine lune autour d’un chaudron, messieurs!

Les Arcanes de Morrigann: la cartomancie autrement

Parmi mes nombreuses passions, il y en a une qui prend beaucoup de place, aussi bien au sens propre qu’au sens figuré: les tarots et oracles. Je collectionne en effet les jeux de divinations, quelques soient leur tradition, à partir du moment où j’ai un coup de cœur aussi bien visuel que symbolique. De plus, les motifs des cartes sont pour moi une source d’inspiration sans fin pour mes créations.

Quand on se passionne pour cet art, quel plus grand plaisir que d’échanger et de parler autour de cet univers avec d’autres personnes tout aussi mordues que soi? C’est ainsi que de site en site, de blog en blog, j’ai fini par découvrir le site de Morrigann (Les Arcanes de Morrigann), son blog (Le Chaudron de Morrigann) pour ne plus le quitter.

Une des premières choses qui m’a plu sur ce site, c’est l’éthique dont fait preuve notre cartomancienne: pas de question sur la santé afin d’éviter de donner de faux-espoirs aux consultants (ou au contraire de les décourager); pas de blabla « magique » invoquant je ne sais quel force pour effectuer ses tirages; pas d’élitisme du genre « je suis la meilleure, personne n’a mes pouvoirs/mon talent/mes dons (rayer la mention inutile) »… mais par contre une sérieuse connaissance des tarots et de leur histoire, leurs structures, les mythes et légendes sur lesquels certains s’appuient… Bref, enfin une personne effectuant réellement ce métier par passion et non juste pour « se faire de l’argent » en profitant de la crédulité des gens. Chez Morrigann, tout est clair, et ce dès le début: vous pouvez consulter son code éthique sur son site avant toute prise de contact ou de rendez-vous.

Mais discuter avec Morrigann, c’est également bien plus: découvrir de nouveaux tarots, leurs créateurs, savoir à quelles traditions ils appartiennent, comprendre pourquoi tel ou tel symbole a été choisi dans un jeu; de quoi plonger encore plus profondément dans l’univers de la cartomancie!!! De même, elle crée régulièrement de nouveaux tirages selon les périodes de l’année, et nous en propose même sur son blog avec toutes les explications pour pouvoir les utiliser pour notre propre usage, ce qui est plutôt sympathique non?

De plus, elle organise régulièrement des ateliers découvertes: autour d’une tasse de thé, sur inscription, vous pouvez participer à un de ses  » thé découverte «  : installé confortablement au salon de thé  » La Fourmi Ailée «  , en petit comité, vous pourrez découvrir l’art du tarot ou des oracles, selon le thème du jour. Que vous soyez amateur, pratiquant aguerri ou juste curieux, ces ateliers vous plairont certainement; régulièrement, un thème est mis à l’honneur, comme par exemple les jeux sur le thème de l’amour en février, ceux sur Halloween en octobre… Si je m’écoutais et que j’habitais plus près de Paris, je crois que je serais à chacun de ces événements!!!

Mais Morrigann, c’est également bien plus que ça. Nouant avec elle une amitié d’abord au fil des lignes d’internet, puis enfin en chair et en os lors de ma dernière visite à Paris, j’ai pu découvrir une personne ouverte, respirant la gentillesse et très respectueuses, le tout avec une touche d’humour « so british » et un caractère bien trempé: une rencontre qui fût très importante pour moi, avec de nombreuses valeurs communes.
Si vous avez envie de vous faire tirer les cartes et que vous hésitez, ne sachant pas trop où vous adresser ou ayant peur de tomber que une personne qui abuserais de votre crédulité ou essayerais de vous faire passer des vessies pour des lanternes, je ne peux que vous conseiller d’aller à une de ses consultations. En ce qui me concerne, j’ai franchi le pas et je ne le regrette absolument pas: pas de fatalité, pas de paroles incompréhensibles; tout est clair, limpide, elle prend le temps d’expliquer le pourquoi du comment, ce que signifient les cartes… non seulement vous repartez avec un éclaircissement de votre situation, mais également la tête remplie de nouvelles connaissances. Pas de doute, on sent le professionnalisme et le talent de Morrigann jusque dans le moindre détail!!! Et pour aller plus loin, vous pouvez même prendre des cours pour approfondir votre propre pratique… que demander de plus?

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