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La Clef Douai: LA librairie ésotérique du Nord

« Connais-tu une bonne boutique ésotérique dans la région? » Ceux qui me fréquentent ne me le demandent même plus, tellement ils connaissent la réponse que je vais fournir « La Clef à Douai !!! Tu trouveras des pierres des jeux des tarots…. On y va? ». Mon enthousiasme étant généralement contagieux – tout comme mon entêtement lorsque je veux me rendre quelque part, surtout dans un magasin ésotérique, tenace, pas mal de mes connaissances ont déjà découvert La Clef. Mais pour vous qui me lisez et qui cherchez dans la région… il est temps de réparer cette erreur monumentale: ne pas connaître le magasin La Clef de Douai.

Des pierres, des pierres, encore des pierres…

Situé rue Saint Christophe à Douai, près d’une des rues principales de la ville, le magasin vous accueille du mardi au samedi. À l’intérieur, vous serez accueilli par Sandrine et Laëtitia, le duo gagnant du magasin. Sandrine, gérante du magasin, saura vous conseiller avec sa gentillesse et son calme apaisant, tout en vous présentant les dernières nouveautés, et Laëtitia vous parlera avec passion et dynamisme des pierres et encens. Autant dire qu’en plus d’acheter, on a envie de profiter de leurs bons conseils ! On pourra évidemment trouver de tout au magasin: pierres roulées à prix très abordables, mais aussi de belles pièces plus destinées à la collection en vitrine ; de nombreux tarots et oracles (rayon dans lequel je flâne régulièrement, comme vous vous en doutez); de nombreuses statuettes, qu’il s’agisse du monde fantasy (fées, lutins, dragons…) ou de croyances plus ciblées (statuettes égyptiennes par exemple). On trouve bien évidemment les traditionnelles fleurs de bach, huiles haïtiennes, ou encore un rayon bougies teintées dans la masse, neuvaines chrétiennes… bref, tout ce qu’il faut pour pouvoir pratiquer. Je ne vous parle même pas de l’immense rayon librairie, dans lequel vous trouverez même toutes les dernières nouveautés de l’Alliance Magique (vous aussi vous sentez mon porte-monnaie frétiller ?). Que vous cherchiez un livre sur la voyance, les vies antérieures, le bien-être ou encore sur diverses pratiques magiques, vous le trouverez sûrement.

Une petite partie de la librairie.

Mais ce qui fait, à mes yeux, le charme du magasin, ce sont tous ces petits plus que l’on ne trouve pas ailleurs. Déjà, pour commencer, je pourrais vous parler des encens. Certes, on trouve les traditionnels encens en cônes et bâtons. Mais, et c’est là vraiment une initiative qui fait la différence pour les praticiens, vous pouvez aussi trouver herbes et encens en grains en sachet. Derrière le comptoir se trouve en effet un grand meuble digne d’une herboristerie à l’ancienne: il vous faut du benjoin pour un rituel ? De l’aubépine ? De la rose ? Il n’y a qu’à demander ! Très utile pour faire ses propres mélanges et ne pas avoir à courir 50 magasins pour trouver chaque ingrédient.

Ce côté « herboristerie à l’ancienne » se retrouve également derrière la caisse de Laëtitia: trois étagères nous proposent de jolis bocaux remplis de tisanes en vrac, pour réchauffer vos soirées lectures. J’avoue que pour moi c’est sur de résister, surtout lorsqu’on sait que l’une de ces tisanes s’appelle « Pomme d’Amour »… (oui, ma gourmandise se porte bien, merci).

Une partie des tisanes… gourmandise satisfaite!

Un autre petit détail contribue à rendre les lieux très accueillants: au centre de la partie librairie, une petite table basse accompagnée de fauteuils vous permettra de vous poser cinq minutes, si vous voulez feuilleter un livre, faire une petite pause… Peu de magasins pensent à ce genre d’attention, et pour quelqu’un comme moi ayant un souci de santé pouvant parfois occasionner des petits coups de fatigue, c’est réellement appréciable et délicat. En plus de tous les produits déjà cités (et cela ne manque pas…) quelques produits plutôt destinés au hoodoo commencent à faire leur apparition, surtout au niveau des formes de bougies pour le moment. J’avoue que c’est un rayon qu’il me tarde de voir s’agrandir !

Tarots et oracles, pour le plus grand malheur de mon banquier.

Dans une petite pièce attenant à la partie librairie, Sandrine et Laëtitia reçoivent régulièrement de nombreux intervenants, que ce soit régulièrement (tarot, ligne de la main, astrologie…) pour des consultations, ou ponctuellement pour des ateliers. Par exemple, un atelier sur la purification fût organisé par Arnaud Thuly (ainsi qu’un sur l’énergétique en 2018) ; le mois passé, ce fût Marc Leyssenne proposant des photos de votre aura etc… et pas mal de choses intéressantes sont encore à venir, croyez-moi !!! Tout aussi important à mes yeux que mes produits vendus et les ateliers proposés, je retrouve à la Clef la même éthique que la mienne chez Sandrine et Laëtitia. Cela peut paraître bateau, dis comme ça, mais j’ai souvent été déçue par les « derrières » de certains discours, ou attitudes, jugements… alors que là, pas d’entourloupes, pas de pierre qui guérit le cancer et autres fariboles. Ésotérisme, bien-être et magie, oui, mais toujours dans le respect du client et avec une volonté d’apprendre, d’informer au plus juste en sachant de quoi on parle: ça fait vraiment du bien.

Des statuettes pour tous les styles.

Bref, j’adore la Clef (au cas où vous ne l’auriez pas encore compris), et je vous invite vraiment à découvrir la boutique. Et si vous êtes auteur, à y proposer vos conférences et ateliers (bah oui, pas folle la guêpe, perso plus je me forme, mieux je me porte). Et peut-être que vous y croiserez le bout de mon museau, que ce soit lors d’une consultation de voyance, ou lors de mes visites guidées par mes envies dépensières ! À très vite pour un prochain article !

Review: l’Oracle d’Algariel, livre et cartes

Il y a quelques semaines, un oracle avec une personnalité assez forte, accompagné du livre complémentaire, est arrivé dans ma boîte aux lettres grâce aux Éditions Alliance Magique (que je remercie pour leur confiance), sous le label Arcana Sacra: l’Oracle d’Algariel, créé par Alcide Athanaël.

 

L'oracle d'Algariel accompagné du livre.

L’oracle d’Algariel accompagné du livre.

Lorsque j’ai sorti les cartes du jeu de leur boîte cartonnée, je me suis aussitôt sentie comme « happée » par le jeu. Une ambiance très particulière s’en dégage en effet, entre un certain sentiment d’appréhension (que je ne saurais expliquer, j’ai l’impression que l’auteur a mis énormément de lui en créant cet oracle), qui se joint à une forte curiosité, une envie de connaître le message plus profond caché dans chaque dessin, plus forte que ma première appréhension, donc.

 

Deux cartes de l'oracle d'Algariel.

Un coté ancien, des teintes par légères touches… contribuent à donner une ambiance particulière à cet oracle.

 Au niveau des teintes, les cartes jouent sur des camaïeux de couleurs, avec une grande majorité de beige, avec un effet un peu vieilli, passé, sans pour autant être fade, bien au contraire. Sur certaines lames, des touches de couleurs brutes, comme par exemple le rouge pour l’Accident, afin de renforcer le message de la carte. D’ailleurs, fait étonnant par rapport à d’autres jeux, la nom des cartes n’est pas indiqué sur celles-ci, seul un chiffre nous renvoie au nom de la lame et à sa description dans le livret. Quelque part cela n’est pas dérangeant, car cela pousse notre intuition à travailler encore plus et à se connecter directement au message livré à notre inconscient par l’observation des graphismes.

Une carte colorée de l'Oracle d'Algariel.

Certaines cartes, aux couleurs plus fortes, contrastent avec d’autres monochromes.

On pourra compter 32 cartes au total, et à titre personnel je trouve cela bien suffisant pour cet oracle, chacune ayant son sens précis. On aura ainsi des cartes positives, des cartes neutres ainsi que des cartes plus négatives. C’est un détail qui me plaît car, ceux qui me connaissent bien le savent, je déteste les jeux où tout est positif, car ils ne reflètent pas pour moi les réalités de nos vies, qui ne peuvent hélas être faites de fleurs-papillons-licornes tout le temps. D’ailleurs, je dirais même que l’Oracle d’Algariel va à l’inverse de cette idée: lors des travaux que j’ai effectué, afin de me familiariser avec ces cartes, j’ai pu constater qu’il ne faisait nullement dans la dentelle. Un peu comme si il me disait « Tu as voulu savoir ? OK, tiens, prends ça, et puis ça. ». Une vérité nette et crue. Les associations de cartes aident d’ailleurs bien à nuancer les interprétations (ou dans mon cas, à être encore plus percutantes pour chaque tirage, aheum). En cela, je recommanderais vraiment l’achat du livre avec le jeu. En effet, si le livret nous donne une explication succincte de chaque carte, le livre, lui, creusera beaucoup plus loin, nous donnant des liens sur les interprétations entre chaque carte, comment voir les lames entre elles autrement…

De plus, se priver du livre, c’est selon moi passer à côté d’une des particularités que propose l’Oracle d’Algariel: l’interprétation des vie antérieures. En effet, les cartes tirées peuvent aussi nous donner des pistes dans ce sens, afin de peut-être pouvoir comprendre des choses dans nos vies actuelles. Plus qu’un personnage, le lieu va nous indiquer des périodes de vie, avec lesquelles nous aurions pu être liés dans le passé. Même si j’avoue avoir eu tendance à faire ces tirages à ma sauce, mais il faut dire que j’ai la vilaine habitude de me ré-approprier tout à ma façon.

Le livre de l'oracle d'Algariel.

Le livre accompagnant le jeu, indispensable selon moi.

Au niveau qualité, les cartes sont belles, pas trop fines, avec un fini qui évite justement l’écueil du « trop brillant » qui, pour moi, aurait nuit aux dessins des cartes. J’aurais aimé une tranche des cartes noires, afin de les faire ressortir encore plus, mais je suis globalement satisfaite de la qualité, les cartes glissent bien, bref, pas de souci de ce côté là.

Je conseillerais donc l’achat de ce jeu, qui pour moi est utilisable aussi bien pour de la guidance, que pour de la divination pure et dure. Il est aussi idéal, de par ses particularités, pour jeter un œil dans le passé, que ce soit au niveau des vies antérieures selon vos croyances, que pour voir ce qu’on pourrait éclaircir dans les lignées familiales (je m’en suis servie aussi dans ce but personnellement). Et si vous le pouvez, vraiment, ne faite pas l’impasse sur le livre, afin de pouvoir pleinement exploiter le potentiel de ce jeu.

À très bientôt pour un nouvel article, Asha Isae.

Review: L’Oracle des Haikus (Celia Melesville et Sylvie Lavoie)

La boite du jeu Oracle des Haïkus, joliment colorée.

La boite du jeu Oracle des Haïkus, joliment colorée.

Depuis quelques temps, un nouveau jeu a rejoint ma collection, tranchant pas mal avec le reste de celle-ci : L’Oracle des Haïkus. En effet, à part de rares cas, je suis généralement attirée soit par des jeux très sombres (comme par exemple le Deviant Moon) ,ou au contraire très colorés et digitaux (comme ceux réalisés par Ciro Marchetti), voire même par une certaine touche de kitsch (The Dog Tarot, un tarot à utiliser pour votre chien, oui oui). C’est donc avec curiosité que je me suis plongée dans ce jeu, qui m’a gracieusement été offert par le label Arcana Sacra (Éditions Alliance Magique), surtout que je suivais le travail de Célia Mélesville depuis un moment, cet oracle étant une co-création entre cette illustratrice, et Sylvie Lavoie.

Certaines cartes ont un joli jeu de tons sur ton, ici la générosité et la douceur.

Certaines cartes ont un joli jeu de ton sur ton, ici la Générosité et la Douceur.

Lorsque j’ai regardé les cartes, j’ai tout d’abord trouvé le jeu très doux. Il y a de la couleur, certes, mais en aucun cas celle-ci n’est agressive. La douceur est donc le premier mot qui me vient à l’esprit. Cependant, et c’est un des points qui m’a, à titre personnel, vraiment rassurée, on ne bascule pas pour autant dans la mièvrerie ou le fleur-licorne-paillette avec lequel j’ai beaucoup de mal. Au contraire, certaines cartes ont aussi une signification liées aux épreuves de la vie, et aux sentiments. D’ailleurs, c’est vraiment comme cela que j’ai ressenti ce jeu, comme une palette des émotions et des sentiments humains, en allant de la tristesse à la joie, en passant par la nostalgie, le regret… Une approche donc différente mais qui m’a séduite.
Je dois avouer que les cartes sont magnifiques et qu’on sent bien la patte de Celia, l’illustratrice: jouant soit sur des mélanges de couleurs bien dosés, soit sur des similitudes de tons, le tout est vraiment harmonieux. On trouve en haut le nom de la carte, et en bas l’haiku correspondant. En fait, tout est poétique dans ce jeu, autant l’illustration que l’haiku proprement dit.

Regrets puis Renaissance. J’adore ces deux cartes, et la symbolique des éléments.

Au niveau de l’interprétation, j’ai trouvé celle-ci vraiment aisée. Même sans le livret, tout est instinctif : le titre, l’illustration avec le haïku… voilà un langage qui me parle. Cependant, une petite particularité propre au livret me plaît beaucoup, celle liée à des propositions de métiers. Je trouve cela très original et très utile pour parfois envisager les choses sous un autre angle (ou pour mon propre cas, confirmer encore plus mes idées et projets). En fait, je vois vraiment cet oracle comme un outil de développement personnel, et c’est dans ce sens que je l’utiliserais. Avec sa douceur et sa poésie, il nous donne des pistes de vie, des conseils, et peut nous permettre d’y voir plus clair et d’aborder certains changements de manière sereine. C’est donc une très belle découverte que je vous recommande, surtout si vous avez une âme de poète. On pourrait même écrire une histoire juste avec les cartes, comme un vieux livre d’enfance que l’on retrouverait avec plaisir chez sa grand mère, en sentant l’odeur du gâteau tout juste sorti du four… pour un petit moment hors du temps.

Le dos des cartes, doux et fleuri.


Je vous retrouve bientôt pour vous parler de l’Oracle d’Algariel.
À très vite, Asha Isae.

 

Review: L’Herbier des Sorcières, d’Hagel

La couverture du livre l'Herbier des Sorcières.

La belle couverture de l’Herbier et mon petit marque-page de précommande.

 Aujourd’hui, je vais vous parler d’un livre que j’attendais avec impatience, et que j’avais donc pré-commandé d’un clic joyeux sur mon clavier: « L’Herbier des Sorcières », écrit par Hagel (autrice de « La Médiumnité »), et paru aux Éditions Alliance Magique sous le label Danaé.

Une fois n’est pas coutume (hum…), j’ai guetté les camions Colissimo pour attendre mon petit colis cartonné contenant mon livre dédicacé (les pré-commandes passées sur le site donnaient droit à une petite dédicace, autant en profiter non ?), accompagné d’un joli marque page offert avec. Cric crac, une fois le carton soigneusement (re-hum) déchiré, me voici avec le livre dans les mains. Et là, au premier feuilletage rapide, belle surprise : ce livre est vraiment beau. Non seulement la qualité du papier, que j’ai trouvé un peu plus épaisse qu’un livre dit « standard », mais aussi les pages encadrées, le lettrage des en-têtes, les illustrations… bref, on sent vraiment l’influence d’un herbier à l’ancienne, et ça, j’adore.

Passons maintenant au contenu. Le livre est divisé en deux parties, chacune ayant son importance.
Voyons d’abord la première; ici, toutes les explications pour créer avec facilité son petit jardinet sont données, et ce, qu’on possède un jardin ou un bout de balcon en ville. Tout y est expliqué : les plantes selon la saison, la façon dont l’autrice attribue les correspondances et pourquoi, l’effet en magie… bref, pas mal d’informations nous permettant non seulement de comprendre comment jardiner et récolter nos plantes, mais aussi pourquoi on peut leur attribuer telle ou telle propriété. On retrouve également différentes utilisations possibles de ces herbes: fumigations, onguents, bougies… avec même un petit passage sur les huiles essentielles. J’ai aussi aimé le fait qu’Hagel parle des dangers de certaines plantes ou herbes (grâce à elle on ne me prendra plus pour une folle lorsque je dis que la noix de muscade peut tuer à forte dose, car cet exemple que je donne couramment est expliqué au sein de l’Herbier). Il ne faut jamais oublier que ce n’est pas parce qu’un produit est naturel, qu’il n’est pas nocif voire toxique ! Ce rappel a l’ordre est donc bienvenu, car j’entends souvent des choses me faisant dresser les cheveux sur la tête.

La seconde partie, quand à elle, se consacre à l’Herbier proprement dit: 24 plantes y sont présentées, de façon claire et précise. En premier lieu, on retrouve une petite histoire de la plante, que ce soit au niveau mythologique, croyances populaires, mais aussi au niveau médical. Vient ensuite une petite anecdote sur la plante, suivie des propriétés de cette dernière en sorcellerie, paganisme… bref, tout pour l’utiliser intelligemment. Viennent ensuite les conseils de jardinage (même pour ceux n’ayant pas la main verte, suivez mon regard…) , ainsi que des correspondances (planétaires, déités, éléments…). Correspondances dont je suis toujours friande pour ma propre pratique! Un petit avertissement sur l’espèce choisie est également disponible, toujours dans l’esprit d’éviter les accidents et problèmes de santé qui pourraient surgir si on ne prenait pas garde: certaines plantes peuvent en effet être très bénéfiques pour une personne, et désastreuses pour une autre ! Enfin, après un petit conseil rituel, vient une des choses qui m’a le plus séduite dans cet ouvrage: une illustration de la plante à l’ancienne, fleurs, feuilles, boutons, ce qui en plus d’être esthétique nous permet de la reconnaître parfaitement. Que demander de plus ?

Dessin ullustré de l'Herbier des Sorcières.

Les illustrations à l’ancienne de chaque plante.

Je ne peux donc que vous recommander ce livre si vous êtes attiré par les plantes (ou comme moi, par les encens, afin de mieux savoir et connaître les plantes à choisir pour créer ceux-ci) dans votre pratique. En plus, et ceci est un gros bonus, il s’agit d’espèces pouvant pousser en France. Même si ma curiosité me pousse à rester des produits venant de partout, je trouve qu’un livre nous proposant enfin des plantes locales était plus que nécessaire. Bref, vous l’aurez compris, ce livre fait déjà parti de mes chouchous, et à rejoint ma belle bibliothèque ésotérique. D’ailleurs, qu’attendez vous pour qu’il rejoigne la vôtre ?

À très vite  pour un prochain article, Asha Isae.

 

 

Review: Lilith, Reine des Sorcières, par Athénos Orphée

Le livre Lilith d’Athénos Orphée.


Lilith… Voici un nom que nombre d’entre nous ont déjà entendu: le démon, la première femme d’Adam jetée hors du paradis, parfois même présentée sous forme d’esprit maléfique assoiffé de vengeance. Bref, un nom à qui on a attribué tous les maléfices, sans souvent chercher plus loin.

Lorsque j’ai su que les éditions Alliance Magique allaient publier un livre sur Lilith, j’ai donc du modérer mon impatience naturelle (vous connaissez la folle qui guette le facteur tous les jours lorsqu’elle passe une commande? Bah voilà, cela vous donne une idée de mon côté « patient »). Et lorsqu’il arriva grâce au service presse, ce ne fut pas une, mais deux danses de la joie que j’exécutais immédiatement, avant de filer dans ma chambre livre sous le bras (ne vous inquiétez pas pour mon entourage, non seulement il est habitué, mais en plus c’est limite si il ne veut pas ouvrir les colis lui même afin de savoir « ce que j’ai encore bien pu commander »).

Ce livre, écrit par Athénos Orphée (que vous pouvez également retrouver sur YouTube), nous donne donc une vision totalement différente de Lilith, présentant non seulement ses origines, certains mythes et écrits à son propos, mais nous proposant également des rituels lui étant dédiés. Bien sûr, comme cela est signifié dans le titre, ces rituels sont propres à la Wicca occidentale, et en sont donc marqués. Ceci dit, je ne suis nullement wiccane, et cela ne m’a pas empêché de les lire avec attention afin d’en saisir l’essence, en appréciant en connaître plus sur le sujet. En fait, j’ai dévoré ce livre d’une traite (j’aurais d’ailleurs aimé en lire plus, je pense que le seul reproche que je pourrais faire est « on en veut encore !!! »). Découvrir une autre version de Lilith, cette femme libre, fière, charnelle et insoumise… Elle est à mes yeux la femme libre et sauvage, celle qui se fiche du patriarcat et des conventions, qui éclate de beauté et de sensualité ; je la vois comme une féministe avant que je mot n’existe, riant de celui qui prétendait la posséder. Finalement, je comprends encore mieux pourquoi elle a été diabolisée: qu’est ce qui peut faire plus peur aux personnes empreintes de la culture du patriarcat qu’une femme aussi indomptable que Lilith ? Ce qu’on ne peut contrôler, souvent, on le bafoue, histoire d’avoir l’illusion de garder la maîtrise.

De plus, je ne peux qu’être touchée profondément lorsque je lis qu’elle défend et protège la femme bafouée. Finalement, celle qu’on présente comme « ténèbres », souvent par méconnaissance, est en fait loin de l’être. Cependant, le livre ne fait pas non plus l’erreur de présenter Lilith comme une déesse bisounours bienveillante à tout point de vue et prônant amour et paix à tous les carrefours. Athénos nous informe de sa nature, du respect qui lui est du (respect que je trouve d’ailleurs indispensable pour toute divinité ou égrégore avec lequel on souhaite travailler, mais ce n’est que mon avis), ainsi que les précautions à prendre pour ceux qui souhaiteraient travailler avec elle. Bref, je ne saurais que vous recommander de le lire au plus vite si vous vous intéressez à Lilith, de près ou de loin. Ce qui me donne envie de poser à l’auteur la question suivante: à quand un livre sur Lucifer ?

Bonne lecture à vous et à très vite avec un autre livre,

Asha Isae.

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